La télévision par câble est un mode de distribution de programmes de télévision transitant par l'intermédiaire d'un réseau câblé. Également désigné par les termes câblodistribution, câblodiffusion, réseau câblé, télédistribution, téléréseau, réseau de vidéocommunication, on le désigne souvent sous le simple vocable le câble. En France, entre leur lancement et les premières années d'existence, les réseaux câblés se sont essentiellement développés au cœur des grandes agglomérations ou métropoles, puis dans les villes plus modestes en termes de population ou de nombre de prises raccordables. Quelques opérateurs ont commercialisé ces services, via des sociétés d'économie mixtes et avec le soutien des pouvoirs publics (Ministère des Télécommunications). L'abonnement - généralement mensuel - peut comprendre : l'accès à l'offre du réseau câblé la location d'un récepteur « démodulateur » pour les chaînes à péage en option la location d'un récepteur permettant l'accès à une offre de chaînes numériques, incluse dans le forfait de base ou en option, avec ou sans services complémentaires. À cet abonnement, viennent le plus souvent s'ajouter des frais de dossiers lors de la création de l'abonnement, des frais d'installation éventuels, une caution (encaissée) pour la mise à disposition de l'équipement, des options spécifiques relatives à des offres et services complémentaires au service de base, des droits ponctuels pour le paiement des services de Vidéo à la demande, etc... Historiquement, le câble en France est consacré à la distribution de chaînes de TV puis, plus récemment, de stations de radio. Cependant, un ensemble de services complémentaires de communication électronique sont progressivement venu enrichir l'offre audiovisuelle tels que l'accès à Internet, à haut (voire à très haut débit), le raccordement téléphonique, la vidéo à la demande... En concurrence avec ceux de l'Internet et du téléphone, les opérateurs du câble pénètrent ainsi, le marché du triple play. Sommaire 1 Principes de fonctionnement : architecture technique 1.1 La station de tête de réseau 1.2 Le réseau 1.3 Le terminal 2 Déploiement du câble dans différents pays 2.1  Argentine 2.2  Belgique 2.3  Canada 2.4  États-Unis 2.5  France 2.5.1 L'infrastructure des réseaux 2.5.2 Historique : combler un retard considérable 2.5.3 Régime d'attribution pour les câblo-opérateurs 2.5.4 Construction du réseau financée par le public 2.5.5 La concurrence : satellite, ADSL et TNT 2.5.6 Vers un opérateur unique 2.6  Roumanie 2.7  Suisse 3 Références modifier Principes de fonctionnement : architecture technique Techniquement un réseau câblé se compose de 3 éléments principaux : La station de tête Le réseau de télédistribution Le terminal (téléviseur et/ou récepteur spécifique) modifier La station de tête de réseau Le système central combine : Des antennes terrestres captant : Les chaînes télévisées analogiques « normalement reçues » localement Les chaînes numériques ou TNT nationales et locales Des antennes paraboliques captant les chaînes numériques diffusées par des satellites géostationnaires, y compris en haute définition, cryptées ou en clair Les canaux radiophoniques, incluant l'offre de musique en réception numérique Les signaux de télécommunication et multimédias IPTV permettant la Vidéo à la Demande (VOD), l'accès à Internet et à la téléphonie Un accès direct à l'épine dorsale (backbone) Internet Un dispositif de gestion des droits d'abonnement (accès conditionnel) Après être captés, ces différents signaux sont traités : Filtrés et convertis en d'autres fréquences conformément à un plan technique défini (canaux) Démodulés, décodés, décryptés voire transcodés pour les adapter aux normes nationales Réordonnés et éventuellement multiplexés dans des flux numériques Adaptés au contrôle d'accès spécifique du réseau câblé pour la gestion directe des abonnements L'ensemble de ces signaux compose un plan de fréquence exploitant les bandes TV : VHF bandes I et III ainsi que UHF, bandes IV et V. Le choix des chaînes distribuées est fixé par l'opérateur, mais soumis à conventionnement et autorisation par l'autorité de régulation (CSA). modifier Le réseau Son architecture technique comprend : Une série de lignes de transport, entre la tête de réseau et la prise d'abonné, qui acheminent les signaux vers les répartiteurs et amplificateurs de distribution : Par le câble coaxial avec amplificateurs de ligne, sur les réseaux les plus anciens, les plus répandus Par la fibre optique monomode (multiplexage de tous les types de données numériques), moins répandue et considérablement plus coûteuse. Des amplificateurs de distribution qui retraitent les signaux puis les dirigent vers les répartiteurs de distribution, dérivateurs d'abonnés puis en terminaison, les prises d'abonnés. Un ou plusieurs terminaux d'abonnés (récepteurs/décodeurs), connectés à l'une des prises du foyer. Le terme voie descendante concerne les signaux diffusés depuis la tête de réseau jusqu'au foyer abonné. En sens inverse on emploie le terme voie de retour, laquelle permet le retour d'informations ou d'interactivité, et les communications (téléphonie, Internet, commande de vidéo à la carte, visiophonie, pilotage de fonctions...). Les réseaux de télédistributions des grands centres urbains sont désormais des réseaux hybrides bidirectionnels, à la fois en câble coaxial et en fibre optique. Ils permettent de donner accès à un large choix de chaînes numériques, sur le principe de la télédiffusion par satellite. modifier Le terminal Sur un réseau analogique ancien, dont la technique devient obsolète, une cinquantaine de chaînes peut être distribuée, voire davantage, en fonction de la technologie mise en oeuvre (qualité des amplificateurs, réseau VHF ou à large bande etc.). Ces programmes peuvent être visualisés directement par un téléviseur, grâce à un simple branchement coaxial au réseau, similaire au câble d'antenne collective. Pour l'usager, le câble strictement analogique ne nécessite pas l'achat d'une antenne individuelle ou d'un décodeur; il est donc théoriquement, sans coût additionnel pour l'offre analogique. En revanche, la télédistribution numérique nécessite obligatoirement un terminal compatible. Ce terminal peut être directement intégré au téléviseur, pour la plupart des appareils récents (par exemple DVB-T ou DVB-C). Des récepteurs séparés existent pour les appareils non compatibles (se connectant via une prise Péritélévision ou HDMI). Si l'offre est cryptée, alors soit un module d'accès conditionnel est loué ou vendu et s'insère dans un appareil compatible (qui doit donc être compatible à la fois avec la norme de diffusion ainsi qu'avec le module d'accès fourni) ou alors l'utilisation d'un terminal propre à l'opérateur est requise. modifier Déploiement du câble dans différents pays modifier  Argentine La télévision par câble a débuté dans les années 60, en commençant à retransmettre dans la ville de Junin. modifier  Belgique La Belgique est le pays le plus câblé1 d'Europe après les Pays-Bas, avec plus de 99% des foyers raccordés aux réseaux de télévision par câble. Vu la diversité des normes utilisées par les pays limitrophes pour la télédiffusion hertzienne analogique, et afin de capter les émissions étrangères, les téléviseurs belges étaient souvent équipés de circuits pouvant décrypter ces différents standards, ce qui les rendaient très onéreux. L'idée de réaliser des économies d'échelle fut lancée dès les débuts de l'implantation du petit écran en Belgique : les émissions des pays limitrophes étaient captées par une seule antenne, en aval de laquelle se trouvait un seul transcodeur qui convertissait aux normes belges les signaux captés, avant de les acheminer jusqu'aux postes de télévision reliés au réseau. Outre la forte densité de la population ainsi que la relative ancienneté de son implantation par rapport à d'autres pays européens, ces raisons économiques expliquent en partie la très forte avancée du câble dans les foyers belges. Si les premiers réseaux câblés belges sont plus anciens et sont nés localement (commune, quartier ou rue, voire immeuble pour les plus anciens), le câble fut déployé au niveau national en 1972. Ce fut une mesure encouragée par le gouvernement afin d'éliminer les millions d'antennes. L'abonnement du citoyen moyen au réseau de télédistribution permettait aussi un contrôle plus efficace de la perception de la radio-redevance, une taxe perçue auprès des propriétaires d'un poste de télévision, et destinée à financer les deux services publics de radio-télévision. Contrairement au câble français, une bonne partie des réseaux belges était d'origine publique : certains réseaux étaient privés, d'autres étaient détenus par des sociétés intercommunales, d'autres encore étaient mixtes (privé-public) et un réseau (Wolu-TV) était et reste la propriété d'une commune. Actuellement, deux grands réseaux desservent la plupart des foyers belges. L'un est présent essentiellement en Flandre (Telenet), l'autre en Wallonie (Voo). Les câblo-distributeurs proposent de plus en plus d'offres « Triple-Play », regroupant la télévision, le téléphone et les services internet sur le même câble. Le câble est actuellement en cours de numérisation progressive2. La télédistribution belge est également marquée par une forte différence dans la disponibilité des chaînes selon la commune. Il n'est pas rare de constater que d'une maison à l'autre, séparées par une frontière communale ou régionale, certaines chaînes néerlandophones ou francophones ne sont pas comprises dans l'offre du câblo-distributeur local. Ces différences sont souvent dues aux choix linguistico-politiques des dirigeants locaux ou à des contraintes linguistiques imposées par les législations régionales. Les francophones y voient une forme de censure, puisque seules des chaînes en langue française sont concernées par la législation flamande. Aucune raison technique n'empêche plus la diffusion de chaines sur tous les réseaux de télédistribution. En effet, si en analogique la bande passante a une capacité limitée, le passage au numérique permet au contraire la diffusion de plusieurs centaines de chaînes. Dès lors, outre les questions linguistiques évoquées, la limitation à la diffusion de chaînes supplémentaires est principalement liée aux questions de droits d'auteurs. modifier  Canada Le câble est disponible dans la plupart des villes, et est offert, selon la région, par des compagnies telles que Vidéotron, Cogeco, Shaw, Persona, DERYtelecom, B2B2C, etc... 3 La plupart de ces compagnies ne se concurrencent pas car le CRTC n'a autorisé qu'un unique fournisseur par municipalité, ou secteur. Même sur des marchés où plus d'un distributeur a été autorisé, ils ont chacun un territoire exclusif. Au Québec, par exemple, Vidéotron constitue le principal fournisseur de service de câblodistribution. Il est présent dans la majorité des plus grandes villes, ce qui lui permet une grande rentabilité de son réseau, vu le nombre d'abonnés possibles pour chaque branche du réseau de distribution. Depuis que les réseaux sont devenus hybrides, un grand nombre de petits câblodistributeurs, comme DERYtelecom, Câble Axion, etc., commencent à offrir les trois services aux abonnés des municipalités éloignées malgré un plus faible taux d'abonnés possibles. Cela s'explique par la diminution du coût de transport du signal par la fibre optique, par rapport à la transmission RF à l'aide d'amplificateurs. Les services de téléphonie, de vidéo sur demande, d'internet haute-vitesse ainsi que de télévision numérique, et haute-définition sont de plus en plus accessibles. modifier  États-Unis Le câble est une des manières les plus courantes de recevoir des programmes de télévision, la plupart du temps par la souscription d'un abonnement. La télévision par câble est apparue aux États-Unis en 1948, et avec abonnement en 1949. Des données récentes montrent que 84,8% des foyers américains ont un accès au câble. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! modifier  France modifier L'infrastructure des réseaux Les réseaux câblés français exploitent différentes normes : Pour les chaînes télévisées analogiques terrestres nationales et locales À la norme L et L', standard SECAM pour les réseaux français Aux normes B,G,I, standard PAL, exclusivement en zone frontalière (2% des abonnés) Pour la Télévision numérique à la norme DVB-C, et depuis fin 2010 le DVB-T pour les chaine de la TNT 4 . Pour les émissions satellitaires analogiques et numérique DVB-S Pour les signaux TVHD (en option) conformes, à la norme Digital Video Broadcasting (MPEG-2 et MPEG-4). Pour constituer l'offre numérique, tous ces signaux sont le plus souvent convertis à la norme DVB-C, spécifique aux réseaux câblés. Pour assurer le "service antenne" (continuité de service public à destination des HLM notamment), la distribution sans modification des signaux TNT (DVB-T) en plus de l'offre câble en DVB-C est disponible sur pratiquement tout le territoire (en 2010) en prévision de l'extinction de la télévision analogique. Le terminal numérique DVB-C (QAM) dispose de circuits de réception (tuner) ; il intègre un lecteur et une carte d'abonnement à puce. modifier Historique : combler un retard considérable À la différence des principaux pays qui ont développé leurs réseaux câblés dès la fin des années 1940 (Amérique du Nord, Suisse, Bénélux), la France a lancé son « plan câble » en novembre 1982. Alors que la modernisation du réseau téléphonique national est un véritable fleuron de la technologie française, la télédistribution de programmes de télévision va s'avérer un cuisant et fort coûteux échec. Après quelques expérimentations de télédistribution collective dans plusieurs régions (ensembles immobiliers, immeubles HLM et co-propriétés) à la fin des années soixante-dix, principalement en régions frontalières permettant d'intégrer les chaînes limitrophes, l'arrivée de François Mitterrand en 1981 a marqué un certain tournant. Avec la libéralisation des ondes (radios libres de la bande FM), et en prévision du lancement de chaînes commerciales (Canal+, La Cinq, TV6…), l'État français entend lancer le câblage de la France. Avec le succès du Minitel, la direction générale des télécommunications (ancien nom de France Télécom) décident de s'associer avec de puissants industriels (Alcatel, Thomson, Philips, Velec, CGCT…) afin de constituer ces réseaux. En plus de la diffusion d'une vingtaine de chaines à la norme Secam (dont directement compatibles avec les téléviseurs), la reprise de la norme européenne D2MAC sur le câble est expérimentée et finalement adoptée. 5. Les premiers récepteurs D2MAC ont été loués par les cablo-opérateurs aux abonnés à partir de 1991. Cette norme a été progressivement remplacée à partir de 1998 par la norme DVB-C et a vu son abandon vers l'an 2000. Quant au HD Mac, la première démonstration à partir d'une réception satellitaire (TDF-1) a été réalisée en 1989 mais jamais retransmise sur le câble. Parmi les principaux acteurs du câble en France dès le milieu des années 1980, on retrouve France Télécom (DGT), La Lyonnaise des Eaux (Paris Câble futur Noos), la Compagnie générale des eaux (future Vivendi, réseau NC Numéricâble), la Caisse des Dépôts et Consignations, la SAUR (Bouygues), divers acteurs indépendants, certaines communes qui assuraient elles-mêmes le câble et/ou l'exploitation. modifier Régime d'attribution pour les câblo-opérateurs Au début des années 1980, la réglementation française a permis à des sociétés privées de bénéficier du régime très favorables des « concessions ». Sur ce principe, une société se voyait attribuer, souvent pour une très longue période (jusqu'à 99 ans), le monopole de fait de la télédistribution communale. Les municipalités décidaient, le plus souvent selon des considérations et critères politiques flous, l'attribution de cette concession. Généralement, lorsqu'une ville avait concédé la distribution de l'eau à un groupe (Générale des Eaux, Lyonnaise des Eaux), sa filiale spécialisée dans le câble (CGE, Lyonnaise Câble) bénéficiait quasi systématiquement du marché. Cette méthode d'attribution a permis le financement de tous les partis politiques, jusqu'à ce que de nouvelles lois entrent en vigueur à partir de 1995. Dans d'autres localités, moins peuplées, la Direction des Télécommunications (future France Télécom) ou TéléDiffusion de France (TDF) intervenait pour proposer un réseau communal. modifier Construction du réseau financée par le public Alors que l'exploitation commerciale a été majoritairement concédée à des sociétés privées, l'installation des réseaux câblés en France a été intégralement prise en charge par les finances publiques ou par des entreprises publiques. Toutefois, le plan câble n'a jamais envisagé d'offrir un service public, mais bien une offre payante « d'intérêt général ». Entre 1980 et 2000, financés par le contribuable français, les réseaux câblés n'ont été capables que de satisfaire une portion réduite de la population nationale, soit à peine 3% des foyers. modifier La concurrence : satellite, ADSL et TNT Le câble en France, autrefois élitiste, a visé à se démocratiser. Ainsi en 1993, en plein cœur de Paris, si l'on a la chance que son immeuble soit câblé, pour bénéficier de la totalité de l'offre (une vingtaine de chaînes spécifiques dont une dizaine en langues étrangères, y compris Canal+ en qualité optimale), il faut dépenser 800 F (121 €) pour l'installation initiale et jusqu'à 520 F (79 €) par mois pour l'accès à toutes les chaînes, en plus de la location du décodeur (à la norme D2MAC). Vers la fin des années 1990, la concurrence avec la parabole individuelle tourne au désavantage du câble. Coincé dans une politique « tous azimuts », l'État français a souhaité se protéger de l'offre satellitaire étrangère (Luxembourg, Royaume-Uni) tout en tentant de privilégier les câblo-opérateurs. Ainsi, un traité franco-allemand a permis de lancer une série de satellites à forte puissance : TDF1/2 qui ont adopté la nouvelle norme analogique D2 Mac (et HD Mac). Au début des années 1990, le satellite Astra a diffusé sur la totalité de l'Europe, des chaînes cinéma, sportives, généralistes, de fiction, jeunesse, musicales et d'informations, dont un grand nombre sont restées en clair (gratuites) durant plusieurs années. Le prix de l'équipement pour les recevoir (parabole + boîtier récepteur) n'a cessé de baisser pour atteindre 500 F (le « kit ») en 1993. En 1994, forcés de limiter ce phénomène, les principaux acteurs du câble, ont lancé Canalsatellite (slogan : « le câble par la parabole »). Mais pour des motifs de non concurrence, l'offre est limitée (12 chaînes), reste coûteuse et nécessite également jusqu'à trois décodeurs ou boîtiers ! Suite aux lancements commerciaux successifs de Canalsatellite numérique (avril 1996), d'AB sat (novembre 1996) et TPS (décembre 1996) la compétition câble/satellite s'est faite en faveur de la parabole : couverture de 100% de la France, offre d'une centaine de chaînes, qualité numérique, abonnements à prix compétitifs, prix de l'installation financé par les éditeurs… À la même période, le câble commence à peine à se numériser (moins de 20% des réseaux étaient en mesure de proposer le numérique jusqu'en 2002)6. La comparaison relative à l'investissement pour les deux vecteurs est sans appel : il faut 12 000 F minimum (1 850€) pour raccorder un foyer au câble, en France, alors que le coût d'un futur abonné effectif au satellite ou à l'ADSL-tv revient à environ 2 500 F (380€). De plus, le câble engendre des coûts d'entretien considérables (changement du câblage coaxial tous les trente ans, entretien des amplificateurs, interventions nocturnes pour éviter les perturbations, etc…). En 2006, on peut estimer qu'il existe près de 25 millions de personnes (8 millions de foyers) qui bénéficient d'une offre télévisuelle par satellite (gratuite ou payante) contre un peu moins de 7 millions de personnes (2,5 millions de foyers) abonnés à une offre câble. Pour information, le nombre d'abonnés au câble en France est quasiment statique depuis 1998 alors que la croissance du satellite est proche de 12%, et de plus de 20% pour l'ADSL-TV. Le nombre d'abonnés à l'ADSL-TV a dépassé celui des abonnés au câble en 2004. modifier Vers un opérateur unique La maintenance et la mise à niveau des infrastructures demandent aux opérateurs d'importants budgets, difficiles à couvrir. En effet, le marché de la télévision en France est dynamique et les concurrents nombreux. En comparaison, les investissements des opérateurs satellites et ADSL laissent davantage de marge. Ces coûts liés à l'infrastructure - s'additionnant à ceux des services d'aide aux abonnés - ont amené les acteurs du marché à adopter des stratégies de cession puis de fusion. Devenus inutiles pour le financement des partis désormais règlementé en France, les câblo-opérateurs souvent actionnaires des chaînes ou bouquets du satellite (Suez, Vivendi, Bouygues…) se sont désengagés sans exception de cette activité. Les opérateurs du câble proposent, en option, les chaînes des bouquets satellitaires français : CanalSatellite TPS (absorbé en 2007 par Canalsatellite) AB Sat En 2006, les 2 derniers câblo-opérateurs, UPC-Noos et Numericable choisissent de se marier. Seuls les réseaux exploités par des collectivités locales et des régies subsistent par ailleurs. On note qu'il est surprenant que le câblage de la France ait été payé par le contribuable au titre d'un « service d'intérêt général », ait financé municipalités, partis politiques et grands groupes industriels et qu'en 2006, 99% des câblo-opérateurs appartiennent à des fonds d'investissement américano-luxembourgeois (Noos est détenu par Cinven et Altice). Le nombre d'abonnés est resté officiellement stable depuis une vingtaine d'années : 20% du parc des téléviseurs domestiques environ. Toutefois une partie de ces abonnés sont dits captifs, tels que les locataires de HLM pré-équipés. Ceux-ci représentent officiellement 15% du parc. Précisions : un amalgame est fait par les câblo-opérateurs pour dénombrer la totalité de leurs abonnés. De fait, près de 35% de ces « abonnés » ne reçoivent qu'un très petit nombre de chaînes spécifiques en complément aux chaînes nationales. Et l'arrivée de la TNT a rendu encore moins intéressant ce type de « Service Antenne » (l'offre TNT comprend davantage de chaînes - de surcroît totalement gratuites - que l'offre payante du mini « Service Antenne » des câblo-opérateurs). On peut légitimement estimer que le nombre des abonnés à une véritable offre TV élargie et spécifique par le câble s'élève à près de 2,2 millions d'abonnés en 2004. Mais le nombre de désabonnements reste une donnée tabou pour les opérateurs. Il semble toutefois qu'entre 2002 et 2006, ce phénomène se soit fortement accentué. À la fin de l'année 2006, en raison de la fusion technico-commerciale des différents opérateurs sous la bannière unique de Noos, de très nombreux foyers ont résilié leur abonnement ou déclarent le faire prochainement : pannes, qualité considérablement affectée, facturations incohérentes, impossibilité de joindre les conseillers au centre d'accueil téléphonique (facturé à la minute)… Une association « Les déçus du câble » représentant plusieurs centaines de clients ira même jusqu'à porter plainte auprès de la Concurrence et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). De nombreux différends ont été observés depuis la prise de contrôle de Numéricâble auprès de ses abonnés ou « prospects » (foyers ciblés mais non encore abonnés). L'image de marque de Noos ayant été tellement affectée, seul le « label » Numéricâble est désormais exploité par l'opérateur commercial. A partir de 2007, avec l'unification autour de la seule entité Numericable dont les capitaux sont britanniques, luxembourgeois et américains, les investissements ont redémarré (200 millions d'euros par an). Confronté au vieillissement de son réseau, d'une concurrence farouche avec la TNT, le satellite et l'ADSL, le câblo-opérateur doit miser sur le très haut débit, ce qui nécessite de considérables investissements pour la réalisation des réseaux en fibre optique. L'avenir de ce marché - dont la situation en France est très spécifique - est donc relativement instable. Les investissements permettent de rénover le réseau existant en fibre optique distribué jusqu'en pied d'immeuble. Cette technologie permet de fournir une série de services payants haut de gamme : Internet 100 Mb/s, TVHD (jusqu'à 14Mbit/s), VOD individualisée, forfaits téléphoniques... modifier  Roumanie La Roumanie est un exemple de très forte pénétration du câble en Europe, avec plus de 79% (2007) des foyers regardant la télévision par câble.7 modifier  Suisse Le câble est de loin le premier moyen de réception de la télévision en Suisse. Le pays est d'ailleurs le troisième le plus câblé d'Europe avec un taux de 82%8. Les câblo-opérateurs diffusaient une offre importante de télévisions et des radios en analogique, mais des chaînes sont régulièrement supprimées pour laisser place au numérique, présent en Suisse depuis 1999 (norme DVB-C). La plupart des réseaux proposent également internet et la téléphonie. Certains réseaux diffusent également une offre de chaînes gratuites en norme DVB-T. modifier Références ↑ http://www.cablebelgium.be/documents/de-kabel-in-belgie.xml?lang=fr ↑ Un troisième réseau, Belgacom TV, est présent sur tout le territoire, mais utilise une technologie complètement différente : seul le canal demandé par l'abonné est véhiculé par le réseau téléphonique en ADSL ou VDSL. Mais il ne s'agit pas, au sens propre, d'un câblo-distributeur. ↑ http://en.wikipedia.org/wiki/Multichannel_television_in_Canada Chapitre Present Day ↑ http://www.degroupnews.com/actualite/n4418-numericable-television-tnt-numerique-haute_definition.html?xtor=RSS-1 ↑ rapport de loi sur la modernisation audiovisuelle, 2006 ↑ (fr)« Que sais-je ? La télévision par satellite » par Christian Dutoit aux Presses universitaires de France, en [[1999|]] 1999 ↑ http://www.zf.ro/articol_123324/romania_are_cea_mai_mare_rata_de_penetrare_a_televiziunii_prin_cablu_din_balcani_.html Romania has the highest penetration rates for cable in the Balkans - Ziarul Financiar ↑ [pdf] L'audience de la Télévision Suisse Romande en 2007 : Dossier de presse Portail des télécommunications Portail de la télévision


Time Warner lance une application iPad de télévision en direct à la maison

Time Warner Cable lance une application iPad qui offre la télévision en direct, une première parmi les compagnies de services câblés ou satellites aux ...


http://www.rogers.com/web/Rogers.portal?_nfpb=true&_pageLabel=onDemandExplore&_nfls=true&setLanguage=fr

Wireless, High Speed Internet, Cable TV and Home Phone ...

Your Television and/or Digital Box may be plugged into an outlet that is controlled by a ... appears, disconnect the cable from your television and reconnect it ...



TiVo Reports Results for the Fourth Quarter and Fiscal Year Ended January 31, 2011

-- Q4 Service and Technology Revenue of $41.4 million -- Charter Communications selects TiVo for next generation platform -- Suddenlink now distributing TiVo in multiple initial markets -- Successful soft launch with Virgin Media; broad rollout expected soon -- Q4 TiVo-Owned Gross subscription additions up 30% year-over-year -- TiVo advertising solutions will now be offered by Turner ...

ou par rseau cbl Elles sont reues et transcrites sur un poste rcepteur appel tlviseur ou par abus de langage tlvision au fur et mesure de la rception Un tlviseur portatif
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Télévision par câble. Localisateur de magasin | Contactez-nous | Relations avec les investisseurs | Responsabilité sociale d'entreprise | À propos ...



Research and Markets: Taiwan - Broadband Market - Overview & Statistics

DUBLIN--(BUSINESS WIRE)--Research and Markets (http://www.researchandmarkets.com/research/f93f81/taiwan_broadband) has announced the addition of the "Taiwan - Broadband Market - Overview & Statistics" report to their offering. Taiwan has rapidly become a significant player in broadband Internet access. The government has been especially busy promoting the benefits of ...

Notorit spontane des chanes du cble et du satellite
http://www.ipsos.fr/Canalipsos/poll/128.asp

Satellite, Télévision par câble à vendre

Autres Satellite, Cable TV (36)Satellite, Télévision par câble Accs (30)Récepteurs de satellite, Standard (17)Récepteurs de satellite, High Def. ...



'Fringe' renewed: Can fan passion trump ratings?

Not so long ago, TV shows like "Firefly," "Wonderfalls," "Terminator: The Sarah Connor Chronicles" and "Dollhouse" were mourned by science fiction fans as having been canceled before their time, due -- as it always is -- to low ratings.

Notorit spontane des chanes du cble et du satellite
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/38.asp

Télévision par câble

En Suisse, 80% des foyers captent les programmes de radio et de télévision par le câble.



FX To Air Marquee Pac-12 Football Primetime Games Next Season

Any Pac-10 football fan under Tom Hansen knew one big thing about our TV deals. They sucked. They sucked hard. A number of games were not televised excepted on the premier cable channels that even sports bars would have trouble finding (in 2000 that arrangement might have been acceptable; in 2010 is untolerable). We had a handful of ABC primetime telecasts (most of them relegated to regional ...

Notorit spontane des chanes du cable et du satellite
http://www.ipsos.fr/canalipsos/poll/164.asp

Canadian Cable Telecommunications Association (CCTA)

Lobbies regulators and government on behalf of Canada's cable television companies.



'Idol' Scheduling Shift:So Far, So Good

Show’s move to Wednesdays and Thursdays,along with new judges, seems to be paying off for...

Satisfaction l gard de la tlvision
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/38.asp

Régie d'Amnéville - Télévision par câble, Fournisseur d'accès ...

Régie d'Amnéville - Télévision par câble, Fournisseur d'accès à Internet, Téléphonie et Électricité.



Ed Martin: General Hospital Tragedy: Has This Soap Finally Gone Too Far?

Shouldn't the death of one child and the near-death of another have been enough drama for this storyline? If it had to be told in the first place, why build in so silly a distraction?

Niveau d information sur le cble et le satellite Les freins l abonnement
http://www.ipsos.fr/Canalipsos/poll/128.asp

Regiecom - Régie de Montigny les Metz - Télévision par câble ...

Régie de Montigny les Metz - Télévision par câble, Fournisseur d'accès à Internet.



Japan raises nuclear alert level as Fukushima crisis deepens

U.N.'s atomic agency chief says battle to bring Fukushima reactors under control is a "race against time." read more

Motivations d abonnement au cble satellite
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QUBE

QUBE était a télévision par câble système dont a joué un rôle pivotal ... Lorsque, le câble de Warner était une division minuscule des communications de ...



The 83rd Academy Awards Ratings Down 9% From 2010

The '83rd Academy Awards' fall short in attempt to garner larger audience of younger viewers. Are the hosts to blame, or the lack of blockbuster winners? After reading this article, people also read: SR Live Chat: The 83rd Academy Awards 83rd Academy Awards Winners List & Recap Oscars 2011 Discussion: Best. Reality Show. Ever.

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Best Western Premier La villa des Fleurs, Spa, Belgique ...

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‘Fringe’ ratings sink to all-time low

Drat: Fox’s Fringe fell to its lowest rating ever Friday night. The drama dropped 13% to 3.8 million viewers and a 1.3 rating in the adult demo. Anybody watching broadcast ratings this week wouldn’t be entirely surprised by the drop, however. Since the start of Daylight Savings Time, ratings have been falling all week (more

Satisfaction l gard de la tlvision Evolution de la satisfaction l gard de la tlvision
http://www.ipsos.fr/canalipsos/poll/164.asp